<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>un blog, une vie (de PD)</title><link>http://unblogunevie.canalblog.com/</link><description>J&apos;avais envie de sexe aujourd&apos;hui, besoin d&apos;étreinte, de caresse, de douce violence. Plus rarement j&apos;ai besoin d&apos;amour...</description><language>fr</language><lastBuildDate>Fri, 25 Jul 2008 15:12:13 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Julien B. et moi</title><dc:creator>Mike Nietomertz</dc:creator><link>http://unblogunevie.canalblog.com/archives/2008/07/08/9855613.html</link><comments>http://unblogunevie.canalblog.com/archives/2008/07/08/9855613.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://unblogunevie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9855613/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://unblogunevie.canalblog.com/archives/2008/07/08/9855613.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/95/16/22880/27671038.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;430&quot; height=&quot;287&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/95/16/22880/27671038_p.jpg&quot; alt=&quot;jb1&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;On fera l&apos;amour, tout de suite, quand il rentrera. On sera tellement timide, qu&apos;il faudra faire ça tout de suite, en évitant de se regarder, les yeux cloués au sol ou détournés sur les objets de l&apos;appartement. Je ne lui proposerait pas de verre d&apos;eau, j&apos;aurais la bouche trop sèche, et lui n&apos;osera de toutes façons pas me demander. On sera face à face, et il aura ma taille, et on se regardera enfin, quelques secondes, avant de se toucher, avant de se déshabiller en s&apos;évitant à nouveau. Des gestes saccadés, presque brusques. Ce sera presque une épreuve, un soulagement quand ce sera terminé. Après on ira dans la salle-de-bain, à tour de rôle, et j&apos;allumerais une cigarette en lui en proposant une, et comme il sera d&apos;accord, j&apos;irai chercher une bouteille de vin blanc dans le frigo en lui précisant que c&apos;est du vin Israëlien, mais un cépage Français. Je le déboucherai, je nous servirai et on trinquera avant d&apos;avaler une gorgée en osant enfin se regarder. Et puis il me dira qu&apos;il s&apos;appelle Julien B., moi Mike. Ce sera un moment comme Marion dit qu&apos;elle aimerait en vivre, un peu arraché au temps, un peu arraché à la marche normale de la vie. La nuit sera bien avancée, il y aura autour de nous du silence, et moi j&apos;aurais envie d&apos;avoir le courage de lui proposer de rester la nuit, lui le courage de me demander de rester. Alors il demandera l&apos;heure, je répondrais, et il dirait je dois y aller. Je regarderais le tapis, lui la cheminée, puis il se lèvera, et il m&apos;embrassera et partira. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 08 Jul 2008 13:04:18 GMT</pubDate></item><item><title>Vent d&apos;ouest</title><dc:creator>Mike Nietomertz</dc:creator><link>http://unblogunevie.canalblog.com/archives/2008/07/07/9842280.html</link><comments>http://unblogunevie.canalblog.com/archives/2008/07/07/9842280.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://unblogunevie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9842280/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://unblogunevie.canalblog.com/archives/2008/07/07/9842280.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tout ça est parti de moi, mes envies de faire des images, d&apos;en écrire, de dire des choses, tout est parti éparpillé par le vent d&apos;ouest. David dit que je ne peux emprunter des autoroutes de création, il dit ça pour me rassurer, il a aussi dit que mon dernier opus était une vraie merde que j&apos;avais envoyé avec l&apos;espoir secret qu&apos;on me le renverrait à la face. Ça m&apos;a fait mal. Et les autres, je ne sais pas ce qu&apos;ils en disent, je leur en ai rien dit encore. Je parlais de la fidélité à cette femme, elle disait &lt;em&gt;pour vous (les PD) &lt;/em&gt;c&apos;est pas pareil, vous n&apos;êtes pas obligé d&apos;être fidèle. Moi je disais la fidélité c&apos;est un concept inventé au moyen-âge, comment on peut vivre sa vie sur un concept qui ne s&apos;applique même pas à la nature humaine? Elle me répondait on ne parle pas du même rapport aux choses, toi tu me parle de choses abstraites, moi de concret. Soit, alors restons terre-à-terre. Puis je me suis dit que les PD qui draguaient sur le net étaient complètement hystériques, que ce type de drague entretenait forcément les garçons dans une hystérie incontrôlable. Ce côté d&apos;attente et de prise de position mélangé (j&apos;attends un mec bien et je me lance pour ça à l&apos;assaut des sites de rencontre), mais aussi ce mélange entre goût de l&apos;aventure (pourquoi pas lui) et cette terreur de se tromper, de passer à côté du &amp;quot;bon&amp;quot;. Mais le &amp;quot;bon&amp;quot;, y en a pas, chéri. Pas de &amp;quot;bon&amp;quot;, juste des mecs avec qui ça peut devenir possible, ou pas, avec qui ça sera de toutes façons toujours compliqué d&apos;élaborer quelque chose dans lequel se complaire à deux. C&apos;est comme si on voulait devenir jumeaux et rentrer à deux dans un ventre maternel et vivre une vie un peu fragile protégée dans une membrane de sang et de pisse. Oui, les bébés pissent dans leur poche embryonnaire, faudra pas s&apos;étonner qu&apos;il y en ait qui aiment la pisse après. Et la merde. Alors oui, les sites de rencontre, c&apos;est le pied: un catalogue sur lequel tu peux choisir le &amp;quot;bon&amp;quot; en fonction de la couleur de ses yeux ou de la taille de sa queue, très bien, pourquoi pas. Depuis le temps qu&apos;on menace ma génération X de finir avec des codes barres derrière la nuque, allons jusqu&apos;au bout et publions nos bilans de santé dans nos profils de drague, la sélection pourra se faire aussi sur l&apos;état de santé, après tout, un hystérique n&apos;ira bien qu&apos;avec un autre hystérique, non? Je connais la théorie des enfants du placard. On a qu&apos;à avoir chacun des pédigrées, jouer cartes sur table, comme disent ceux qui utilisent les mots des autres. Moi j&apos;ai jamais été capable de retenir une citation, alors les expressions populaires encore moins. Si, je me rappelle de &lt;strong&gt;Hasta la victoria siempre&lt;/strong&gt;, mais c&apos;est affiché partout à LaHavane. La fidélité c&apos;est pas &lt;em&gt;pour nous. &lt;/em&gt;Non. Le mariage non plus, pas&lt;em&gt; pour nous. &lt;/em&gt;Y a pas grand chose pour nous, la liberté sexuelle? Tu parles, la plupart veulent se marier et avoir des enfants, un break Renault et une petite maison en banlieue, pourquoi s&apos;épargner de reproduire un modèle qui s&apos;auto-détruit lentement? Le dimanche à la messe, le samedi soir devant la télé. Moi j&apos;y arrive pas, c&apos;est tout, c&apos;est pas pour moi. Je préfère la liberté sexuelle, quitte à user jusqu&apos;à la corde les névroses qui me poussent là-dedans, au moins je les attaque. Au moins je les ronge comme un rat. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 07 Jul 2008 12:26:06 GMT</pubDate></item><item><title>Coup de mou. </title><dc:creator>Mike Nietomertz</dc:creator><link>http://unblogunevie.canalblog.com/archives/2008/07/05/9823850.html</link><comments>http://unblogunevie.canalblog.com/archives/2008/07/05/9823850.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://unblogunevie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9823850/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://unblogunevie.canalblog.com/archives/2008/07/05/9823850.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un coup de mou, c&apos;est comme cela que l&apos;on pourrait appeler cela, les rideaux filtrants la lumière toujours fermés à 9h10 du matin, les résultats de partiels qui tombent les uns derrière les autres comme des couperets à la chaîne, petite douleur qui s&apos;immisce doucement en moi à chaque fois plus loin, la fatigue aussi, pas de la nuit, j&apos;ai très bien dormi, mais dans les jambes, dans les fesses, dans les bras, sur les épaules, la bicyclette d&apos;hier toute la journée le long de la plage, torse nu, pendant l&apos;independance day, à Balboa Island. L&apos;araignée que j&apos;ai écrasé ce matin sur la moquette en me souvenant que j&apos;en avais peur pour en avoir peur, sans quoi cela m&apos;indifférait plutôt. Je me souviens que le matin, Théo écoute des musiques de merde, que c&apos;est sa façon de ne pas en avoir, de coup de mou. Mais la musique de merde, moi, j&apos;y arrive pas, alors je replonge avec mes musiques tristissimes. Je fais du repassage, du sport matinal, je laisse en fond visuel la télévision plate de 2m2. Le long de la piste cyclable, il y avait un camping, un vrai camping d&apos;Américains, et pour un peu j&apos;allais dans les chiottes pour matter dans les cabines si y avait pas de glory holes, je sais que c&apos;est le premier truc qu&apos;aurait fait Rogers, c&apos;est vraiment son genre. Mais je ne l&apos;ai même pas fait, je n&apos;ai parlé à personne, juste crié keep right quand je dépassais les gens, ou éviter vicieusement les mains tendus des gens bourrés le long de la promenade qui commençaient leur independance day un peu plus tôt que prévu et qui s&apos;attendaient peut-être à ce que je tape dedans, non mais faut pas non plus me prendre pour une dinde.&amp;nbsp; Et là, chais pas, comme un coup de mou qui me donne envie de rien. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 05 Jul 2008 16:21:04 GMT</pubDate></item></channel></rss>