21 juin 2008
amour israël.
J'écoute "Lachlom" de Yael Naim. Je n'écoute même plus que ça. Ça me rappelle mon amour de vacances, le sel de sa peau bronzée au soleil de la méditerranée, la douceur de ses yeux noirs aussi, noirs comme l'arme qu'il portait sur lui toute la journée, je me souviens sa chaleur, quand je m'allongeais sur son corps chaud le matin au réveil, je me laissais aller au battement de son coeur, ça battait doucement et régulièrement, au rythme des vagues de son désir pour moi qui moussait au moment de m'emporter et de me laisser vide et lâche sur la plage de notre lit. J'étais plus qu'une bouteille qui venait s'échouer loin et qui avait perdu tout sens. Je n'existais plus que pour ça, pour me mesurer jour après jour à lui, perdre ce combat que j'ai mené jusqu'au dernier jour, même si j'avais mal, le dernier jour, même si ça me brûlait en dedans de le quitter sans l'avoir prévenu, sans lui avoir dit que la nuit même je la passerais sans lui, qu'un avion blanc allait m'emporter dans le ciel et que tout ça serait si loin de moi, que je redeviendrais une bouteille jetée à l'eau, loin des rivages, loin de tout espoir et de tout envie, de tout rêve et de tout désir. Loin de lui, loin de moi, finalement. Loin du sens et de l'amour. Même à Jérusalem, je ne pensais plus qu'à le retrouver, même dans l'avion, je n'espérais que le revoir une dernière fois.
La fête de la musique, je m'en fous.
Commentaires
Superbe texte... excuse moi, je dois quitter ton blog, je me sens un peu barbouillé par toute cette nostalgie, trop de souvenirs remontent à la surface.
Pas toujours facile de faire face
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=22880&pid=9654167
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :