27 mars 2008
Terrasse du Hollywood, Houston, Texas (08 03 26)
Il boite pour aller à sa voiture, et moi je le regarde. Un instant, je me dis si seulement j'avais encore 20 ans et ma petite gueule de pute, j'irais le voir et je lui dirais bring me back to my hotel, et il m'aurait tripoté sur le trajet, mais ça aurait été tellement plus confortable d'être assis dans sa grosse caisse avec l'air conditionné que de prendre le bus à 1 dollar pour rentrer.
En face, il y avait un couple de Mexicains de 17 ans, ils avaient leur uniforme du collège, elle avait de gros seins et lui il avait du gel dans les cheveux. Il l'a poussait puis la rattrapait en marchant sur le trottoir, elle le fuyait gentiment. C'était un jeu entre le sadisme de l'enfance et les poussées fièvreuses de désirs sexuels.
Comme je le regardais, le vieux boiteux a refermé sa caisse, il est venu sur la terrasse en me disant hey. J'ai à peine répondu, j'ai tout de suite regretté ce que j'ai pensé, mais je me suis dis que dans le fond, si je me branlais devant lui, il me filerait bien 100 box. Que ce serait cool de les avoir, j'ai plus fait payer depuis que j'ai plus 20 ans.
Ils passent derrière une voiture, il l'a bloque contre un poteau électrique, ils s'embrassent, je ne vois plus très bien ce qu'il se passe. Elle ressort avec le Tshirt qui dépasse sur le devant sous son polo marqué de son école.
Il me tripote, il passe ses mains sur moi, j'ai fais semblant de ne pas parler anglais pour m'éviter de lui parler, il me demande si je baise des meufs ou des mecs en me faisant des signes avec son index pointé qui se glisse dans l'arrondi de deux doigts de sa main gauche.
Il l'a tire vers le poteau, elle se laisse aller, elle qui faisait semblant que c'était aller trop loin déjà, elle en a envie. Lui, il s'émoustille d'aller si loin, il n'a plus de limite.
Il glisse sa main sur mon jeans, et moi je retire sa main violemment, je savais qu'il ferait ça ce vieux connard Texan, je prie Dieu en demandant qu'il s'en aille avec ces caresses fermes et décidés.
Elle s'arrache du poteau, il reste un peu sur sa faim. C'est presque triste de le voir dépité. Elle sourit, elle marche, il l'a suit, la pousse un peu dans les plantes sur le bord, elle se rattrappe à lui.
Moi je m'énerve, d'un coup je lui hurle de dégager. Sur la terrasse, tout le monde me regarde, sans voir je sens les regards sur moi. je lui hurle de dégager, en anglais, moi qui n'était pas sensé le parler.
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