un blog, une vie (de PD)

J'avais envie de sexe aujourd'hui, besoin d'étreinte, de caresse, de douce violence. Plus rarement j'ai besoin d'amour...

26 janvier 2008

Le dernier PREFmag est sorti!

prefmag24
























Au sommaire du numéro 24 :

••••••••••••••••••••••••••

CULTURE
• Danse : Herman Diephuis
• Tendances : c’est trop top ? ou c’est trop tard ?
• Décopref : Les Stickers
• Design : Sergio Rodrigues
• Objet Culte : le Gant

PORTRAITS
• Mise à nue : Édouard Collin
• Victoria Abril
• the Do

COVER-BOY
• Michael Churchill par Lope Navo

DOSSIER
• les reality-shows : un nouvel âge télévisuel ?
• 1. « il n’y a rien de plus sexy qu’un plaisir coupable. »
• 2. « y a quand même des limites ! vous ne croyez pas ? »
• Alexia Laroche-Joubert
• Polaroidpark

Mode #1 : Troisième Mi-temps par Rick Day

Vu du monde : Brésil

Mode #2 : Terrain Vague par Justin-Julius Santos

CONFIDENTIEL
• le Feuilleton
• Menu Vapeur
• Sex in Town : Sexe Nul


SOCIÉTÉ
• Juris Pref : C'est Noël, pacsons-nous !
• de Mâle en Psy : Passage de Témoins
• Numériques
• Pref-ixe : Logan McCree

JETLAG
• Restaurants
• Gourmandises
• Humeur
• Drôle de planète
• Le Monde Autour
• Potins Express

Pour d'informations, connectez-vous sur prefmag.com
Interests:   
••••••••••••••••••••••••••
Pour les contacter : contact@prefmag.com




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25 janvier 2008

Le jour/le noir

La journée a commencé tôt, si tôt qu'il faisait encore nuit, et je crois que j'aurais bien aimé que le jour ne se lève pas, finalement. Les rideaux étaient tirés, T. dormait encore, j'étais dans le noir, il n'y avait vraiment que lorsque j'allais chercher du café dans la cuisine que le jour me surprenait, avec sa lumière blanche, ses bruits de la rue, l'égouttement du café dans la cafetière, lent et régulier.

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22 janvier 2008

Le vent qui tourne...

C'est bizarre ces gens qui s'éloignent, et ne se rapprochent plus que par intermittence, autrefois ils étaient là presque tous les jours, disponibles et aguerris, je ne devrais pas écrire "bizarre", non, je devrais écrire bouleversant. Parce que ça l'est. C'est le vent, il tourne, c'est le vent qui tourne. C'est l'absence qui créée le manque. Oui, probablement. Adieu Berthe, au vent mauvais, ça c'est Gainsbourg qui reprend Verlaine, enfin adieu Berthe c'est Murray. Dans la série, je m'arrête là pour ne pas citer Ferré, Barbara et les autres, c'est leur fond de commerce l'amour et la séparation, à croire que c'est eux qui l'ont inventé, en tous les cas, ils n'ont rien inventé de mieux depuis. Alors voilà, c'est un peu comme une séparation amoureuse, le moment de se dire au revoir, et les milliers de choses qui viennent se mélanger dans ma tête, les choses que j'avais encore envie de dire, que je n'avais pas osé dire, ou garder pour plus tard, c'est maintenant, plus tard, après ce sera trop tard, ça se bouscule, je t'aime, ça, ça résume tout, mais attends, fais attention à toi, baisse la garde un peu des fois, laisse aux autres la chance d'accéder à toi, à ce que tu es, à ce que j'ai eu la chance de connaître, que maintenant je sens s'éloigner, que définitivement j'aurais perdu une fois tourné le coin de la rue, et puis, tu sais, je voulais faire encore un ou deux courts avec toi, je t'en avais parlé, et puis surtout n'hésite jamais à revenir vers moi, je ne t'attendrai pas, nononon, mais j'aurais toujours un peu de temps pour toi, allez, beaucoup si tu as besoin, putain ça me fait mal, là dans le cœur, comme un pic, un pieu, un truc qui s'enfonce, ça me blesse, pas l'abandon maternel rejoué, arrête avec ça, c'est idiot de toujours citer Freud, putain, encore tes bras, l'odeur de ta peau, une dernière fois, ta nuque puissante, je la regardais souvent, mais tu ne le savais pas, ahh, je rigole, je repense aux moments marrants, là fois où on a glissé sur les pavés mouillés, la casserole, et puis, tu sais, quand tu étais là après H., quand la Terre s'effondrait autour de moi, je ne t'ai pas remercié? Merci, merci pour avoir été là, merci pour avoir su comprendre chaque chose, les plus compliquée, les plus connes chez moi que gentiment tu as mises à plat devant moi, putain, mais sans toi je sais pas si j'y arriverais. Sans toi je sais que j'y arriverais, parce qu'on arrive toujours, hein, on le sait toi et moi, mais pars pas, pas encore, encore un instant, laisse moi croire une seconde de plus que tout ne s'arrête pas comme ça, que cette putain de douleur là qui va finir par me plier, non, te bars pas, pars pas, t'en vas pas. Et puis dégage, va-t-en, va-t-en parce qu'il est encore temps, parce que je ne vais pas te courir après, parce que je ne vais pas pleurer, dans un instant ce sera trop tard, va-t-en, ne reste pas, lâche-moi avec tes yeux mouillés et les larmes qui me viennent, je les ferme et quand je les ouvrirai... je t'aime, tu n'oublieras pas, hein?

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21 janvier 2008

L'étrange prophétie des intuitions!

C'est étrange combien les choses dites avec légerté un jour se réalisent finalement, c'est presque effrayant de voir que nos intuitions ont été porteuses et inspirées et nous ont finalement guidé, conduit là où nous sommes, là où nous allons... Claire ça la choquait souvent que j'aie une morale un peu différente, avec un peu moins de conséquences, elle disait c'est ce qui est bien chez toi, c'est que tu fais ce dont tu as envie, j'ai bien consience que certaines choses me sont dictées par la morale, ou la société, ou ce genre de truc, mais je ne peux pas aller aussi loin que toi à l'encontre de ces choses-là. Moi, de mon côté, j'y pensais souvent, je me disais la vie est courte. La seule qu'on ait qui s'effiloche entre nos doigts. Un truc à pleurer. Un truc contre lequel de toutes façons on ne pourra jamais rien. Et puis il y a des intuitions qui ne se réaliseront jamais aussi, des trucs qu'on aurait bien aimé, qu'on aurait bien vu dans sa vie, sauf qu'on ne choisit pas, ou alors on choisit, mais on choisit mal, ou alors on ne le voulait pas vraiment au moment de choisir.

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13 janvier 2008

Et maintenant il faut voter.... c'est la starac, ce truc, ou quoi?

mobilefilmmachin

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11 janvier 2008

Mes noires nuits blanches.

Je ne sais pas pourquoi on appelle les nuits sans sommeil des nuits blanches, il faudrait ne pas les avoir vécu, toutes ces heures lâches pour dire qu'elles sont blanches. Elles sont noires, noire comme la nuit sans étoile de Paris, noir comme un trou, noir comme le café. Il y a longtemps que j'ai arrêté de m'en inquiéter de ces nuits sans fin, de ces nuits de silence et de calme, quand dans la rue il n'y a plus de voitures, dans l'immeuble plus aucun bruit... Moi j'appele l'autre côté de l'Atlantique, ils sont en retard horaire, et je n'ai jamais l'occasion d'appeler à cause du décalage horaire, moi je bois du café et je regarde des vidéos de ceux qui n'ont fait que passer, qui m'ont laissé quelques traces, quelques griffures sur le coeur, je regarde la bite de H. et mes pieds qui se contractent au moment où il me pénêtre, je regarde ce mouvement lent de bascule de son bassin qui s'enfonce entre mes cuisses ouvertes en me disant que j'avais oublié combien il était doux dans ces moments-là, j'écoute mes cris, mes râles, mes mots vulgaires, je regarde le sourire et les belles promesses de Patricio, sa démarche heureuse d'enfant pauvre qui veut être aimé, d'enfant capricieux qui ne peut avoir que celui-là, de caprice, l'amour, parce que l'amour c'est pour tout le monde. Je regarde Marco, notre engueulade, j'avais posé la caméra  sur une étagère et j'avais envie de le frapper, je regarde mes poings se serrer de rage, mon visage devenir rouge et mes yeux s'injecter de sang. Et lui il hurlait, il disait tu me fais chier, vous me faîtes tous chier, les PD, tous des dépendants affectifs, tous des tapettes en manque de tout, de bites, d'amour, de foutre, de merde, oui, c'est de la merde que vous méritez. Après je me suis dit que je devrais faire un montage de toutes ces images, en préservant les visages, un montage ultra-rapide, fugace...
Je traîne dans la chambre 1408 d'un Intercontinental de pays pauvre avec mes vidéos, je remonte ce que j'ai déjà monté, sans me souvenir, en réinventant un peu le passé. C'est à cela que sert mes images, mes vidéos, mes nuits blanches, mes cafés et mes cigarettes....

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L'origine de la guerre.

Le film a été selectionné. T. a dit ouahou, c'est bien, ils n'ont en selectionné qu'un sur cinq, le tien est dans le lot. Moi j'ai dit même si il est sélectionné je ne gagnerai rien. C'est ma deuxième participation à ce festival, et je n'avais rien gagné, et j'ai dit c'est trop PD, ce que j'ai fais. Tout ce que je fais de toutes façons est toujours trop PD, il faudrait que je pense un jour à l'écrire sur ma peau: je suis PD, je ne ferai jamais rien de mieux que des trucs PD.
J'ai envie de filmer des gens qui baisent, pas comme dans les porno, avec des bites et des chattes, et du foutre et des seins, mais juste avec de la tendresse, et peut-être même un couple qui n'y arrive pas. C'est ça que je veux filmer, c'est la tendresse, parce que c'est la chose qui vient dans ces moments-là, quand on ne peut plus.
M. m'a envoyé un message pour me dire que le film l'avait touché. J'avais envie de lui dire que ça me touchait, mais c'était idiot de répondre à quelqu'un qui vous écrit que vous la touchez que ça vous touche qu'elle le dise. Alors j'ai répondu autre chose, un truc du genre merci beaucoup ça me fait plaisir. Ça me faisait vraiment plaisir.
C'est incroyable le nombre de vidéos qui existent qui mettent en image des chansons.   
C. m'a envoyé un message pour me dire après ce soir, je ne crois plus en l'amitié. J'ai répondu on en reparlera idiotasse, je t'aime. J'ai pensé les filles sont des garçons sans bite mais avec des hormones un peu dérangés, tout de même. Parfois, je crois que j'aime mieux avoir une bite.orlan Je sais que c'est un peu facile de dire ça parfois. J'imagine même que ça choquera des féministes ayatollahs. Orlan a appelé ce tableau "L'origine de la guerre", et c'est T. qui m'en a parlé ce soir. Elle est moche cette bite, quand même.


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07 janvier 2008

Martinon-NON-NON-NON, ou comment Neuilly se rebelle.

martinon_non_non_non

Si la gauche est dispersée, la droite, elle, s'enfonce avec les municipales. Après Françoise de Panafieu à Paris qui déjà se débat entre sa propre démagogie et les parachutages qu'on lui impose de très haut (chutes aléatoires de ministres sur certaines listes d'arrondissements, attention aux passants),  à Neuilly, c'est David Martinon qui arrive l'exploit de soulever le rejet de la droite, pourtant bien docile par là-bas. Pendant son  interview au 13h de dimanche sur France 2, on voit derrière lui certains de ces chers compatriotes Neuilléens faire des signes négatifs et crier "un débat public", ou "martinon-non-non-non", malgré la ferme opposition de mystérieux hommes de main. Lorsque le présentateur, pas en reste, lui parle de l'agitation derrière lui, "la voix de l'Elysée" lui réponds: "vous voyez, il y a de l'opposition". Et c'est peut dire, "de l'opposition", puisque seuls des électeurs traditionnels de l'UMP peuvent demander "un débat public" (pour choisir le candidat UMP). On voit mal, en effet, des électeurs ou militants de la gauche demander cela! A Neuilly-sur-Seine, charmante petite bourgade bourgeoise à côté de Paris qui réussit l'exploit d'avoir une taxe foncière à moins de 2% et une taxe d'habitation à moins de 4% (un record en France), on trouve toutefois quelques uns des plus hauts revenus médians par UC. Et des électeurs de la droite en colère contre le candidat qu'on leur impose!

sarkozy

Durant le débat, à la question de savoir si les derniers sondages sont un signe clair du mécontentement des Français, David Martinon répond qu'il faudrait plutôt demander aux sondeurs, ça pourrait être intéressant sans doute!
A la question avez-vous le sentiment que la France va mieux depuis 6 mois, la réponse est sans équivoque: "le changement a eu lieu, les Français ont en conscience et je crois que ça va continuer" (gloup). Ça continue: quand le président à l'occasion de ses voeux estime qu'il a pu commetre des erreurs, est-ce que vous avez une idée des erreurs commises?
"-Non, les erreurs c'est tout simplement le fait que pour le président de la république, il est fixé sur les objectifs, y aura des questions sur la méthode, bien sûr, mais ça c'est ce qu'il fait, encore une fois il est là pour tenir tous ses engagements, et ce sera fait" (re-gloup).   

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06 janvier 2008

(faire) la pute à Houston.

Au croisement de Weistheimer et de Montrose, au niveau du Burger King, sur le trottoir, y a le cinéma Hollywood qui a donné dans le porno avant de devenir un vendeur de DVD, et dans les chiottes sales du Burger  King des brûlures de crack sur le rebord des lavabos. Avec des petits yeux des nuits courtes, arpenter le trottoir, regarder passer le bus de la 82 à intervalles réguliers avec son flot de pauvres qui montent et qui descendent, faut dire que le drame de Katarina a amener ici, mec, son lot de pauvres et maintenant up-town ça sent le meurtre et le sang chaud, le vol et les violences alcooliques.  Faire la pute en T-shirt à Nouvel An devant les vitrines décorées de Noël enguirlandés et d'après-goût de fêtes de riches dans les villas des connards qui baignent dans le pétrole et qui se cachent en banlieue, mec. Faut les regarder passer dans leurs caisses décorées de cornes de chais-pas-quoi avec la musique à fond jouer à Beverly Hills et brenda-brandon sur un bateau, les vitres ouvertes pour que tout up-town entendent leurs goûts de chiottes. Le premier, je lui dis fifty boxes, il me fait monter dans sa caisse, sièges en cuir et odeur de renfermé, alliance en or à la main droite, pantalon de costume de chez Macys en solde plus cher que mon cul, boutons sur la gueule et mauvaise haleine qui me donne envie de gerber sur son joli tableau de bord de merde de sa caisse de merde. Il dit t'avales, je fait ouaisouais, il dit de toutes façons je te paies pour ça, et ça le fait rire, et il rigole, et moi je me dis gros con, tu cracheras pas que ton foutre de merde que mémère trouve trop amer à son goût, elle préfère les banana walnut loaves de chez Starbuck, cette conne. Encore un connard, mec, qui trouvera le moyen de jouir en m'enfournant son flingue dans la bouche comme le vieux PD que j'ai croisé chez 611 l'autre jour, j'avais l'impression d'être dans un service du 911 tellement ça ressemble aux urgences d'un hôpital psychiatrique, ce bar certains jours. Il s'arrête devant la Rothko Chapel, à cette heure-ci c'est desert, de toutes façons, c'est toujours desert, le coin, y a que les connes qui court le matin Britney dans un Ipod dans les oreilles le matin pour venir méditer comme si c'était un truc religieux, cette chapelle. Tous des connards.   

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05 janvier 2008

Le mobile film festival.

mobilefilmfestival

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