un blog, une vie (de PD)

J'avais envie de sexe aujourd'hui, besoin d'étreinte, de caresse, de douce violence. Plus rarement j'ai besoin d'amour...

07 janvier 2008

Martinon-NON-NON-NON, ou comment Neuilly se rebelle.

martinon_non_non_non

Si la gauche est dispersée, la droite, elle, s'enfonce avec les municipales. Après Françoise de Panafieu à Paris qui déjà se débat entre sa propre démagogie et les parachutages qu'on lui impose de très haut (chutes aléatoires de ministres sur certaines listes d'arrondissements, attention aux passants),  à Neuilly, c'est David Martinon qui arrive l'exploit de soulever le rejet de la droite, pourtant bien docile par là-bas. Pendant son  interview au 13h de dimanche sur France 2, on voit derrière lui certains de ces chers compatriotes Neuilléens faire des signes négatifs et crier "un débat public", ou "martinon-non-non-non", malgré la ferme opposition de mystérieux hommes de main. Lorsque le présentateur, pas en reste, lui parle de l'agitation derrière lui, "la voix de l'Elysée" lui réponds: "vous voyez, il y a de l'opposition". Et c'est peut dire, "de l'opposition", puisque seuls des électeurs traditionnels de l'UMP peuvent demander "un débat public" (pour choisir le candidat UMP). On voit mal, en effet, des électeurs ou militants de la gauche demander cela! A Neuilly-sur-Seine, charmante petite bourgade bourgeoise à côté de Paris qui réussit l'exploit d'avoir une taxe foncière à moins de 2% et une taxe d'habitation à moins de 4% (un record en France), on trouve toutefois quelques uns des plus hauts revenus médians par UC. Et des électeurs de la droite en colère contre le candidat qu'on leur impose!

sarkozy

Durant le débat, à la question de savoir si les derniers sondages sont un signe clair du mécontentement des Français, David Martinon répond qu'il faudrait plutôt demander aux sondeurs, ça pourrait être intéressant sans doute!
A la question avez-vous le sentiment que la France va mieux depuis 6 mois, la réponse est sans équivoque: "le changement a eu lieu, les Français ont en conscience et je crois que ça va continuer" (gloup). Ça continue: quand le président à l'occasion de ses voeux estime qu'il a pu commetre des erreurs, est-ce que vous avez une idée des erreurs commises?
"-Non, les erreurs c'est tout simplement le fait que pour le président de la république, il est fixé sur les objectifs, y aura des questions sur la méthode, bien sûr, mais ça c'est ce qu'il fait, encore une fois il est là pour tenir tous ses engagements, et ce sera fait" (re-gloup).   

Posté par Mike Nietomertz à 00:25 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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