un blog, une vie (de PD)

J'avais envie de sexe aujourd'hui, besoin d'étreinte, de caresse, de douce violence. Plus rarement j'ai besoin d'amour...

30 octobre 2007

V.I.T.E.

L'été est arrivé vite, rien à voir avec cette longue attente de l'an dernier, non, rien à voir, sur aucun plan, et puis je dansais sur mon scooter, je partais de chez T. le coeur léger, avec des envies de voler au dessus de la ville. Puis l'hiver est arrivé vite, rien à voir non plus avec celui de l'an dernier, celui si triste et long, celui que je n'avais pas très aimé, finalement. Tout va très vite, maintenant, le mariage, vite, vivre ensemble, voyager ensemble, être heureux, vite, acheter un appartement, vite, Patrick qui s'installe, Eric qui se rêve ailleurs, même C. à fait des trucs très vite, même Claude est vite absent en ce moment. Tout vite, les premiers poils gris dans la barbe, les premiers cheveux gris, vite, les journées entre mille choses, vite, les minutes, les secondes, même les heures passées à la piscine à faire des va-et-vient entre un bord et l'autre, vite. Tout va très vite.

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29 octobre 2007

Temps de mort.

-C'est un vrai temps de mort, ça te fout le moral en berne en moins de deux.
-Et puis c'est la Toussaint.
-La Tou-quoi? La fête des morts, c'est ça?
-Ouais, plus ou moins, faut aller fleurir les tombes un temps à s'y allonger...
-Il fait un temps à faire la pute à Dauphine.
-Il fait un temps à défiler enperruqué à l'Atlas.
-Il fait un temps à baiser en prenant son temps.
-Il fait un temps à traîner en pyjama en se touchant la bite toute la journée.
-Il fait un temps à jute sur son pyjama et le garder sur soi toute la journée.
-Il fait juste un temps de mort.
-Un temps à réveiller les morts.
-Un temps à mourir.
-Un temps à faire le mort.
-Un temps à dire Joyeuses Toussaint à tout le monde.
-Un temps à parler à personne.
-Un temps à faire le mort.
So do I.

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18 octobre 2007

C'est pas ma faute Dlist.com

C'est un site de réseau de rencontre, pour les gays, ou alors un site d'exposition de son égo, ou je sais pas, échange de photo, de vidéo, dialogues inutiles, petits mots sans intimité. On pose nu, avec les muscles tendus, on fait des sourires forcés, on comptabilise ses "amis", comme sur myspace, mais sans la censure, c'est pas rien ce que je viens de dire. Et puis y a que des Américains, c'est pour eux, ce genre de site, pour les heures passées en salle de gym, pour les cigarettes qu'ils ne fument pas, pour la bière qu'ils ne boivent pas. Et puis au détour des nombreuses pages, une musique triste qui vous prend là, qui vous lâche pas, qui vous laisse devant le site ouvert à vous dire, tiens celui-là il ne tourne pas à DJ Salope. C'est joli, un site entier de beaux garçons, ou de garçons qui se font beaux pour l'occasion, un site de dialogue libre, sans censure, sans tabou, c'est accès cul, mais c'est pas ça qui déborde. Pas ça du tout. C'est le contraire, faut être hétéro pour voir ça comme un truc de cul. Ils sont beaux, il faut les voir, les muscles tendus, les slips rembourrés, les fesses contractées, les sourires aux dents Brite, les yeux un peu tristes, ce petit regard qui dit aime-moi, qui dit j'en fait des tonnes, je sais, mais j'ai juste besoin d'un peu d'attention, cette attention-là, ces caresses-là, le cul j'en ai marre, à la fin, de l'afficher, de le vivre toute la journée, de ne penser qu'à ça, d'en avoir besoin, de ne pas pouvoir m'en sortir de ces rencontres, de ces attentions, de ces  dépendances. C'est pas une devanture de boucherie à la fin, c'est pas un moteur définitivement, c'est pas une fin. C'est rien, à peine un début. Enfin je ne sais pas, je suis trop péremptoire, je me trompe peut-être. Pardon.   

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16 octobre 2007

Après un rêve.

Je me suis endormi, j'ai eu un rêve et puis je me suis réveillé. T. venait de faire un cauchemar, un cauchemar qui ne l'avait pas réveillé. Alors je l'ai caressé, lui ai soufflé doucement dans l'oreille tout va bien, tout va bien. Je pense que ça, ce qu'il fallait faire. Et puis je suis parti à côté fumer une cigarette. C'est peut-être à ça que tient notre vie, celle qu'on se construit, à des petits riens comme ça, généreux et tendres. A son regard sur lequel j'accroche le mien.

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12 octobre 2007

http://www.homomicro.net

homomicro

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Une vie de tout.

J'ai croisé Victor et son regard fuyant, Victor qui lance des petits sourires coincés, Victor qui parle de tout, et surtout de rien, pour parler. Victor, quoi. Je ne dirais rien de plus sur lui, ni de bien, ni de mal, je crois que maintenant tout cela appartient à l'intimité qui nous lie encore, à cette façon qu'il a de fuir mon regard, à cette façon que j'ai de le regarder me fuir.  Victor c'est juste Victor, et c'est tout. Et puis j'ai entendu le barman me dire à bientôt, à bientôt quoi? J'ai l'air d'avoir envie de revenir sur la banquette molle, sous les lustres kitsch, j'ai l'air d'avoir aimé cette musique un peu dépassé et les fantômes qui rôdaient dans le coin dont je n'avais pas envie de soulever les draps blancs, non-non. Rien de tout ça. Les fantômes, c'était le thème de la nuit, ceux qui glissent sur des bicyclettes Delanöe, ceux qui traînent dans les coins des bars qui ne marchent pas. Et les autres, les autres, je les ai oublié. C'est tout. Une vie de tout sous Sarkozy.<br>
Info dernière minute: Le plus gros mensonge national...Le Républicain Lorrain dit que ça y est, ils divorcent. Moi je trouve ça normal, de sa part, de ne pas le supporter, lui, il a l'air insupportable.

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08 octobre 2007

T

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07 octobre 2007

L'arène (du sexe).

A l'Arène, je parle avec M. Il me sourit, il fait noir, mais je vois qu'il me sourit, il me regarde de longs moments, pendant ce temps j'entends dans une cabine E. gémir. Je dis à M., c'est comme si j'entendais mes parents baiser à côté. Et puis je dis il fait noir ici, plus noir que la dernière fois que je suis devenu, je me demande ce qu'on cache ici. Non mais tu vois avant, quand on marchait entre les cabines ici, c'était comme si on était sur un catwalk, sans les flashs qui crépitent et sans Catherine Deneuve pour nous regarder défiler en H&M ou Celio Sport. Je demande à M. ce qu'il est venu trouver ici, dans cette cave humide où l'on paie pour venir retrouver d'autres mecs, et il me dit ce que je trouverais, l'amour ou le sexe. C'est juste ça, tout simplement, M. est venu ici pour l'amour ou le sexe. Parce que ça pourrait venir ici aussi, l'amour, comme une fleur qui pousse dans une décharge, comme une tache de sang sur un mouchoir dans lequel on tousse. Je crois même que c'est la seule raison de venir ici, l'amour. Cette cave sale, c'est sur-augmenter les chances que l'amour arrive, c'est rencontrer des garçons seuls qui viennent tromper leur ennui. Je demande à M. est-ce que tu crois que venir ici surprésente la probabilité de rencontrer l'amour, et il me dit non, pas plus ici qu'ailleurs. Je ne le crois pas. On vient pas ici comme on fait ses courses chez Franprix. Et puis j'aimais bien M., j'aimais bien ses petits 40 ans et ses fringues assez mal choisis et ses chaussures de sport déguelasses. M. est venu passer son samedi soir ici, dans un sous-sol d'une boîte à 12€ l'entrée avec au dessus des filles qui dansaient avec des PD sur Dalida, les Village People et j'en passe. Deux facettes d'une même vie. Quand on était au dessus, qu'on essayait de draguer un vieux qui tenait son michton, je lui ai dit comment on peut danser comme ça, boire et "faire la fête", comment on peut être aussi insouciant ici et traîner en bas une gueule de solitude et de nuit dans un lit desert. Et puis T. m'a manqué. J'avais envie de lui, j'avais envie de sa présence près de moi. J'ai dit je suis mélancolique de T. (parti faire une exposition en Asie, on me l'a demandé sur un commentaire). Je l'étais, j'avais envie de le savoir accessible, de savoir que ses bras n'étaient pas loin, que son odeur flottait dans l'appartement, que dans le lit c'était son corps que je retrouverais nu, que je caresserais jusqu'à l'entendre gémir d'être dérangé dans son sommeil. Même sa musique qui me pète les oreilles le matin, même ses chaussettes sales qui traînent par terre dans la chambre, tout ça me manquait même. Et ces moments où l'on se retrouve l'un en face de l'autre, qu'on se parle des jours passés l'un sans l'autre, jamais plus de 4, 5 maximum, et le matin quand on se réveille ensemble, quand il me baise, que j'en ai les larmes aux yeux ou qu'il me taille les meilleures pipes que l'on ne m'ait jamais taillé. Je suis mélancolique de toi, mon amour.

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06 octobre 2007

Procastine mon amour mythique...

IMG_3484Je compte les jours, je sais je devrais pas, rien n'est pire lorsque l'on attend quelque chose que de compter les jours. C'est pire que les calendriers de l'avent, ces petites cases, une par jour avec un chocolat au lait derrière chaque case pour attendre Noël, en gondolant le calendrier par l'arrière on pouvait faire tomber tous les chocolats et tous les manger sans ouvrir aucune case. Pas de métamorphose de la vie, pas aujourd'hui, j'ai déjà comparé procastinage et impossibilité à se coucher tôt ce matin, et le mythe de la vie éternelle avec celui de l'amour éternel hier. Ce truc qu'on a tous de croire que l'amour doit être fatal, nous tomber dessus un beau jour avec son tourbillon parfait d'une vie parfaite avec une personne parfaite. Ce truc surtout de croire qu'à la moindre anicroche, c'est un signe inéluctable de la fin proche. Avec la personne parfaite, vraiment parfaite, ça n'arriverait pas. Ne dîtes pas le contraire, vous mentez. Bien sûr ça fait bander les premiers jours, ceux de l'amour allusoire, ceux où tout semble tellement évident que c'est acquis, bien sûr. Mais bander pour un mythe c'est aussi efficace de ce faire casser la chatte dans une backroom. Il me reste 6 jours avant que T. ne soit là. Enfin je crois, j'ai un doute, il pourrait bien m'avoir donné son jour de départ du Viêt-Nam (le trajet se fait de nuit avec Viêt-Nam Airlines, il faut compter une arrivée le jour suivant). Il pourrait rentrer dans sept jours. Mon calendrier de l'avent me joue des tours, c'est comme si il y avait bien encore 7 cases à ouvrir, mais qu'une des cases pourrait bien être vide. Je ne peux pas le retourner dans tous les sens pour manger tous les chocolats en traître.

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04 octobre 2007

It sucks to fuck!

J'ai jamais dit que les PD étaient des rats, et même je m'en fiche bien qu'ils le soient ou pas. J'ai juste dit que dans les backrooms ils tournaient comme des rats. Je me doute que dans les sous-sols pour hétéros c'est la même chose, la même désespérance, le même sale arrière-goût dans la bouche qu'on croit pouvoir atténuer en glissant doucement sa langue la bouche entrouverte le long d'une nuque, d'un cul écarté, d'un téton, d'un nombril. Peu importe que ce soit celui d'un homme ou d'une femme, c'est pareil, ce même sale goût reste, ne se détache pas. J'en ai rien à foutre. Victor lui il n'y allait pas. Patricio il dit je n'y vais que quand je ne connais pas, au début. C'est un sexe sale. J'y crois pas, mais je dis ouioui. Patrick il me demandait comment c'était, et je disais j'ai rigolé, mais en réalité j'avais un peu mal. Ça pouvait pas non plus me laisser indifférent ce qu'il se passait dans cette backroom, tous ces garçons qui me paraissaient vieux ou malades, le sperme qu'E. a prit en bouche malgré lui, les yeux tristes et cernés, les joues aminciées. Y a des faux airs de... Non je ne le dirais pas, par respect pour cette douleur-là, et aussi parce que je ne veux pas faire le parallèle. C'est pas des wagons à bestiaux qui déversent les foules dans les backrooms, c'est pas la même époque, pas les mêmes raisons, pas les mêmes combats et j'ai envie de dire pas la même guerre. Alors je ne dirais rien de tel ici. Mais c'est vrai qu'ils y a ceux qui disent que la pipe ça peut donner le SIDA, et ceux qui disent que sucer ne donne aucun risque, et il y a le discours médical officiel auquel on échappe pas qui dit que tout contact entre muqueuses (gland de bite et intérieur de la bouche, par exemple) est une porte d'entrée. Il y a les putes, comme Hélène Hazera qui disent je me suis sortie de la prostitution, mais j'ai attrapé le SIDA en suçant. Ça ça veut dire qu'on aura beau mettre vingt capotes sur une bite avant de se la prendre dans le cul, tant qu'on la suce avant (ou après, chacun ses pratiques), y a un risque, et non, j'ai pas intégré Act Up, même si je parle d'Hélène Hazera, je l'ai juste interviewé, été impressionné par sa vie, et puis je ne soutiendrai jamais les intégristes qu'ils soient sexuels, religieux ou moraux. Ou d'autre chose. Alors non je dis pas qu'il faut se mettre à genoux devant les folles furieuses d'Act Up, et qu'il faut les adouber, je dis juste que putain, cette histoire de pipe ça craint, les gars. Les Américains ils disent it sucks. Alors sucer, ça suce... Les mecs qui me touchaient je me disais mais où il a mis ses mains avant, ce connard? D'abord j'avais pas envie qu'on me touche, ensuite j'avais pas envie qu'on me laisse des restes de chais pas quoi sur la veste. Un veste de chez TopMan, le versant masculin de TopShop. Je suis devenu obsédé par la chose virus. Je l'étais déjà avant, mais avant je l'étais en courant des risques. Maintenant que j'y ai échappé, je suis devenu hystérique avec ça: les mains qui traînent des microbes, les capotes trouées, les pipes risquées, les baisers au petit goût d'Hépatite B et d'herpès et de cette maladie à la mode dont j'ai oublié le nom, tout ça, maintenant ça bloque. Ouais j'ai un mec et je baise quand je veux, c'est même à la carte. Alors c'est facile, ouais mademoiselle, c'est facile de balancer ça, it sucks to fuck. Mais je sais pas, tous leurs discours de folles furieuses, faut croire que ça a fini par me rentrer dans le crâne et me faire des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous...

Posté par Mike Nietomertz à 08:31 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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