un blog, une vie (de PD)

J'avais envie de sexe aujourd'hui, besoin d'étreinte, de caresse, de douce violence. Plus rarement j'ai besoin d'amour...

01 octobre 2007

You are what you get.

Je me suis shooté aussi à ça, à regarder cette ambiance de cul qui suintait sur les corps des mecs et le long des murs, des centaines de mecs, peut-être un millier, torse nu, en jogging, en jeans, de tous âges, de toutes couleurs, de toutes tailles, de toutes formes, avec des centaines de fantasmes qu'ils baladaient sur leur petite gueule en manque. Je me suis shooté et j'ai bu, j'ai marché, rigolé, je les ai regardé, j'avais oublié ces couloirs où l'on marche comme un rat, en rond, comme si rester sur place c'était risqué quelque chose. Il y a des télés suspendus qui montrent la marche à suivre, où l'on voit des porno, des télés qui sont quasiment la seule lumière, et les mecs marchent, marchent, marchent... On revoit passer les mêmes visages, les mêmes fesses, et dans les cabines ils se frottent, ils se cherchent et se découvrent, ils commencent à baiser, puis s'en vont ailleurs, continuer à marcher. On rigolait, on les provoquait, on s'amusait, on pissait aux chiottes des litres de vodka mélangé à du rhume, et on continuait de se balader dans cette ambiance de cul, cette odeur mêlée de foutre, de sueur, de cul. Y a des capotes par terre, des mégôts, des mouchoirs froissés, de la sueur qui suinte le long des murs peints en noir.
Mais dans le fond, ce qui m'a marqué le plus c'était leur regard triste, cette façon un peu honteuse de traîner derrière eux leur solitude que rien ne masque. C'était peut-être ça le plus touchant, chez ces centaines de garçons, chez ce millier de garçon, c'était leur manque de tendresse. Alors ceux qui venaient se frotter à moi, que j'écartais doucement mais fermement, je leur ai demandé qu'est-ce que tu cherches, et tous m'ont dit l'amour. L'amour, l'amour dans ce trou à rats, l'amour dans cette cage de savant fou qui s'amuse à regarder la probabilité pour des centaines de pd de baiser entre eux quand on les met dans le même endroit. L'amour avec un arrière goût de foutre dans le fond de la gorge et de solitude dans le fond des yeux.

Posté par Mike Nietomertz à 10:36 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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