un blog, une vie (de PD)

J'avais envie de sexe aujourd'hui, besoin d'étreinte, de caresse, de douce violence. Plus rarement j'ai besoin d'amour...

26 août 2007

Le Deuxième monde entre les deux.

Je regardais dans les rues de Sao Paulo les gens, les jeunes hommes et les vieilles femmes, je me disais qu'ils étaient humbles, ces gens. Que c'était ça qu'on voyait dans leurs regards, dans leurs attitudes, l'humilité, ce truc qui nous différencie eux et nous. Non pas de discours sur l'occident qui est pourri, la possession qui nous rend con et tout ça. C'est marrant, l'insulte "con" n'est pas devenu une signification du sexe des femmes, c'est d'abord ce sens qui est devenu une insulte ("cunnus" en latin). Bref, je ne vais pas dire une énième fois que la possession nous rend tous vagins. C'est acquis. Ce que je dis n'est pas machiste. Je m'en défends. A Sao Paulo, le soleil écrasant, la pollution, les prisons dangereuses et les policiers partout. La pauvreté et la richesse côte à côté, les uns dans la rue à attendre le bus, les autres dans des hélico à sillonner le ciel comme des mouches géantes et bruyantes. Les parcs et l'architecture toute emmêlée, un peu désolée d'être si désordonnée. La mer, pas si loin et si loin d'être ce qu'elle est à Rio. Ou ailleurs. Dans le premier monde. C'est Patricio qui disait ça, le Troisième monde (le sien, l'Amérique du Sud) et le Premier monde (le mien). Et entre les deux? De toutes façons maintenant il est du Premier monde. Il a basculé, il va apprendre à perdre cet air d'humilité, cette façon de profiter de choses simples, il va apprendre les complications d'une histoire qui s'ancre loin derrière (leur histoire aussi), mais la nôtre nous est rappelé sans cesse. C'est l'histoire de nations qui se sont faites sur le dos du Premier monde. C'est ça la différence, pour eux l'histoire c'est derrière, juste derrière, l'histoire de la soumission, des faillites, des putschs militaires et des rêves socialistes. La nôtre est loin, loin derrière, c'est l'histoire de la honte, de la folie nationaliste, de l'impérialisme inhumain. Et la responsabilité de tête du monde, aussi, de moteur, de poumon, de bailleur, de décideurs, etc.

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24 août 2007

Sarkozy n'est pas beauf, Sarkozy ne ment jamais. Votez Sarkozy.

sarkozyentartr_

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23 août 2007

La façade à l'Ouest.

Ce qu'il a de bien avec les éditeurs d'articles aux Etats Unis, c'est qu'ils sont francs. J'ai écrit un article en Anglais où j'expliquais que G.W.Bush et N.Sarkozy ne pouvaient que s'entendre puisqu'ils étaient tous les deux des beaufs et Sean a dit the article was more of a feature, so I forwarded it to our features editor Melissa. You can check with her to see if it is running. Alors il ne me reste plus qu'à checker avec Melissa pour voir si cet article court. Ou pas, dit Marie. Mais elle dit toujours ou pas, c'est même devenu un truc amusant d'être avec elle et de dire ou pas avant qu'elle n'ait eu le temps de le dire. De toutes façons il y a de la censure, aux USA, et même à moins d'un an du départ de W. Bush de la Maison Blanche, il n'est pas sûr que Sean accepte de mettre sa tête de chief editor en jeu pour mes beaux petits yeux en amande. Pas sûr que ce ne soit pas anti-patriotic de dire tout ça de W. Je sais bien qu'ici je ne devrais pas parler de politique, qu'on me l'a déjà reproché, je sais bien aussi que je ferais mieux de parler du soleil qui se couche lourdement par ici, qui se traîne derrière la barrière de buildings qui court sur tout l'horizon, je devrais parler de l'obélisque massif bien planté dans le sol en face de la verrière, et des buildings plus proche de moi que le soleil n'éclaire plus que sur une façade blanche, la façade à l'Ouest. Je devrais parler du calme, des rues tranquilles et des petits pavés sur les trottoirs de la ville la plus dangereuse du monde, des hélicoptères qui sillonnent le ciel bleu et des footballeurs qui jouent dans les parcs en s'essuyant le front avec leurs T-shirts pour laisser apparaître l'espace de quelques secondes sur leurs torses bronzés une ligne de poils noirs implantés dans laquelle j'aimerais, c'est vrai, m'abandonner un instant, ou goûter le goût de leur sueur qui perlent leurs aisselles. Mais ce que j'ai en tête ce n'est pas ça, pas leurs poils ou leur sueur, pas les buildings et les hélicoptères, ce sont les larmes de T., dans mes bras, ces sanglots. je m'en fiche du reste, de tout le reste, de Pascal qui finalement me rejette en bloc avec son passé difficile, d'Aurore qui me demande les marques de mon enfance pour son mémoire à qui je réponds que je ne sais pas de quelle enfance elle parle? De laquelle, de celle que j'ai perdu en faisant la pute pour me payer de la coke ou de celle que j'ai cru retrouver après, de celle que je vivais avant avec tous les prémisses de ce que je vivrais après sans que je n'en ai réellement conscience, ou de celle que je n'aurais jamais vécu, et puis dans le fond, tant mieux, d'ailleurs, ça n'aurait rien donné de bon, tout ça. JE NE SUIS PAS UNE DRAMA-QUEEN.

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19 août 2007

La vie tout court.

Moi:-appelle ta mère pour lui dire qu'on a bien atterri à Paris.
Lui (au téléphone):- c'est Mike qui a insisté pour que je te prévienne qu'on était arrivé à Paris.
Elle (au téléphone):- c'est gentil de sa part.
Moi (à lui):- imagine si elle s'inquiétait!?! (en aparté) C'est mon truc les gens stressés, je les reconnais en un clin d'oeil, ils ont l'oeil alerte, le regard qui balaie sans se poser, les mains toujours occupées, les yeux creusés...
Lui:- quand tu es sorti de l'avion, tu avais des nuages, j'ai préféré ne pas te parler.
Moi: - ah bon? Alors tu as très bien fait...
Lui: - tu ne me dis jamais à quoi tu penses, quand tu as des nuages.
Moi:- (en aparté) je ne le sais pas moi-même... (à Lui): je pense à rien. C'est comme ça, ça finit toujours par passer, les nuages. Et puis toi tu ne me parle jamais de ton père, quand j'aborde le sujet, tu pourrais même te fâcher.
Lui fait une mine désolée.
Je repense à ma blague sur le tapis à bagage, je me suis penché pour le ramasser tandis qu'il passait à ma hauteur et j'ai fait mine qu'il était si lourd qu'il m'entraînait sur le tapis roulant. J'ai poussé un cri, puis très vite, je suis redescendu et nous sommes parti attendre le bus pour Paris.
Je ne me souviens plus qu'à ce moment-là j'avais des nuages. Je ne me souviens plus qu'il s'était empêché de me parler. Je me souviens que ces quelques jours nous les avons passé ensemble à chaque minute. Je crois que c'était bon. 
avion

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16 août 2007

Branle d'hétéro.

Sur mon écran des hétéro qui se branlent, qui se sucent, je ne vois plus que ça, des hétéro qu'on dit prêts à tout pour des dollars, des Américains putes, sûrement PD, ou bi, ou sans âme qui se vendent pour la branlette nocturne des autres, non, pas pour ça, surtout pour les deux cents billets, oui, et une voix de vieux vicieux qui commente tout ça, qui donne des instructions, les Américains putes de 20 ans qui acquiescent avec un air un peu dégoûté, c'est pas possible, ils jouent trop bien la comédie, ou on les paie, n'est-ce pas? Oui, ce sont des Américains putes, des Américains warriors qui défendent le monde, qui le façonne à une image manichéenne, des Américains qui élisent à leur tête des idiots illetrés (je sais, on a pas fait mieux, d'ailleurs ils bouffent des hamburgers ensemble dans des ranchs improbables), Américains-Français même combat: travailler plus pour gagner plus quitte à faire la pute devant une handycam Japonaise? L'important c'est le fric, le fric c'est chic depuis longtemps, même si ça devient l'occasion de faire la pute. C'est interdit en France, n'est-ce pas, de filmer des relations sexuelles contre du fric, alors on en aura pas des Américains putes Français, j'aime bien les putes, je tiens à le préciser, à la Gay Pride j'ai défilé avec eux quelques minutes en scandant fort leurs slogans (ils étaient tous un peu essouflés, sans char, sans porte-voix): "VOUS COUCHEZ AVEC NOUS, VOUS VOTEZ CONTRE NOUS". On s'est bien marré avec Eric. Encore une fois les hétéro étaient au centre du truc (ce sont eux qui couchent avec les putes, eux aussi qui votent contre eux). Depuis quand le mot "pute" est féminin? C'est un boulot mixte, parité oblige, donc à dire au masculin. Tiens c'est pas mal, Keane, là, tout de suite. J'en ai marre des hétéro en mini-écran.

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15 août 2007

La nuit tous les chats sont.... endormis.

Le tic-tac du réveil noir, la clochette du petit lutin endormi qui tinte parfois, Chopin, parce qu'il fallait au moins ça, ou Bach parce que c'est mieux, Survivre à H. seconde version, pas de nouvelles de Claude (demain je téléphone, et dès mon retour de Montpellier je passerai), mais Claire qui n'arrête plus de faire l'amour, et puis le silence, aussi, plus de voitures, pas de bruits de voisinage, la salle de sport et la sueur (liée à la chaleur estival?), mais pourquoi je n'ai aucun nouvelle de Claude, ça finit par m'inquiéter vraiment. Le goût du vin blanc resté trop longtemps dans le verre à pied, les vidéos de Diego, celles de H., celles de Claire, celles de Claude. La lettre secrète laissée dans le sac de ce garçon qui a écrit un bouquin scandale et qui m'a touché quand il me parlait de la désertion de l'amour dans sa vie, il faut vraiment le mériter, ce truc, c'est presque chiant pour ceux qui ont encore besoin de temps, c'est ce que je disais. Enfin presque. Et le petit lutin presque jaloux que j'écrive sur H., et agacé que ça m'agace qu'il boive. Quand on ne fait pas l'amour, on peut s'agacer, parfois. Mais je ferai des efforts, c'est vrai que je me laisse agacé trop facilement par une haleine avinée, un vieux démon qui me poursuit. Mon amour aime le vin. D'habitude, les nuits de veille je sais qu'il y a Claude, aussi qui veille. Mais depuis le 09 08 07, pas de nouvelles.

Posté par Mike Nietomertz à 04:42 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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