un blog, une vie (de PD)

J'avais envie de sexe aujourd'hui, besoin d'étreinte, de caresse, de douce violence. Plus rarement j'ai besoin d'amour...

31 juillet 2006

souviens-toi

mike_nietomertzyo tan bien: te quiero.

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29 juillet 2006

La différence entre vouloir et pouvoir.

J'écoute toujours certaines musiques qui ont fait les beaux jours de mon triste hiver, le long hiver. Mais ce n'est plus pareil, maintenant. Je pensais cela, quand S. me parlait, quand il me disait j'ai beau donner toujours à chacun le meilleur de moi-même, les gens, les garçons se servent, me baisent et se barrent. Me fuient. Il était venu jusque chez moi, on avait attaqué un ananas au grand couteau de cuisine, un ananas qu'il disait sec, mais qui finalement était juteux, on versait des litres de jus d'ananas sur le lit où on était allongé presque nus. De temps en temps je fumais, et S., lui, me racontait les clients, le fric et les effets du GHB. Je crois que dans le fond je le plaignais. Je disais j'aurais pas pu être pute, j'en ai surtout pas envie, en fait, pouvoir, la question ne se poserait même pas. Mais le vouloir, non, j'aurais pas voulu gagner ma vie comme cela. A cause des risques. Des maladies. A cause du mépris, aussi. Bien sûr, c'est une forme d'amour (sadique). Mais cet amour qu'on mesure en euros, j'en veux pas. Je veux de l'amour gratuit. De l'amour par envie, par désir. Il a dit à un moment je suis bien avec toi, moi je n'arrêtais pas de parler de Patricio, je crois qu'il a dû finir par le maudire, ou l'envier, ce fameux Patricio dont je pourrais parler mille ans sans m'arrêter. J'ai dit je ne pourrais pas t'apporter ce que tu attends de moi, je ne donne plus rien, plus comme ça, plus à perte. C'est là qu'il a dit qu'il donnait beaucoup, qu'il ne recevait rien en échange, c'est là que j'ai pensé que ce n'était plus pareil, que cet hiver était loin de cet été-là pour moi. Que c'était presque rassurant. Je lui ai dit tu sais, avec le temps, on apprend à relativiser, ne t'inquiètes pas, tu as encore le temps de changer tellement. S., lui, il est complétement masochiste, complétement enfermé dans un système auto-destructeur. whoreLe SIDA fait ça chez ce genre de jeune mec un peu paumé, ça déboussole. Alors bien sûr, je pourrais le plaindre, me dire putain ça craint, ce truc, moi j'ai baisé des millions de mecs et je l'ai jamais eu, et lui, la première fois qu'il a baisé, il est mal tombé, et il l'a eu. Dans quelles conditions, en plus... Mais je ne voulais pas de ça. Je pense qu'il ne me demandait pas ça. Il dit tout le temps alors ça y est, ça te refroidit. Plus j'en apprends sur lui, plus il me dit ça. Et plus je dit non-non de la tête, mais au fond de moi oui-oui, carrément. Ca refroidirait même Rocco Sifredi, l'histoire d'un jeune PD de 19 ans qui se fait violer et contaminer en même temps. Je voudrais lui dire je t'aimerai quand même, mais je ne l'aimerai pas, et je ne veux pas l'aimer. La différence entre vouloir et pouvoir.

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24 juillet 2006

Je suis complétement malade.

mikenuJe me sentais mou, de l'intérieur, c'était comme les jours de fièvre, une faiblesse généralisée, et j'avais froid, très froid, je frissonnais, j'avais sorti de dessous le lit la deuxième couette, je me noyais sous deux couettes et deux draps, et d'un coup j'avais chaud, très chaud, et si j'enlevais une couette, si j'avais l'heur de glisser seulement une couette, alors j'avais froid à nouveau. C'était infernal, invivable. Je me sentais seul, je me disais je vais crever seul, sur France2 on dira un mort collatéral de la canicule, et ce sera rigolo au milieu des octogénaires qu'on vide à la brouette en cette saison qu'un trentenaire passe l'arme à gauche. Puis j'ai pris un médicament, et j'ai continué de frissonner, et puis finalement, d'un coup, ça allait mieux. Je me suis levé, j'ai écris un article en retard pour le magazine, préparé des interviews pour demain, presque eu envie de m'attaquer au rangement de l'appart, pris la ferme résolution de m'acheter des bougies contre l'odeur du tabac à défaut d'arrêter de fumer. C'était étrange, cette vraie-fausse maladie, je ne me l'explique pas. J'ai pensé à Patricio, je lui en ai presque voulu de ne pas être là, et quand Bonnie et Clyde parlaient de leurs disputes, moi je leur ai dit à toutes les deux que c'était une chance, de s'engueuler, ça voulait dire qu'on s'aimait, que moi j'aimerais bien m'engueuler avec Patricio, que parfois il me manquait. Non mais je pourrais bien crever chez moi en pleine nuit et personne ne me ferait du bouche à bouche. Sur Génération Europe 1 j'ai entendu une idiote de 26 ans se plaindre de ne pas trouver l'amour, et je me suis dit que ça devenait grave, ces gens, tout de même. Patricio, on vit quand ensemble, mon amour? Bonnie et Barrow l'autre soir me disaient vous envisagez quand un rapprochement stratégique, et moi j'avais répondu que ce n'était pas à l'ordre du jour, qu'on ne se connaissait même pas encore. Mais finalement j'y pense, finalement, cet homme me manque. Et mon petit arbre zen est mort, et Lunar fait la fête avec des Mexicains, et Bonnie, quand je lui disais que j'allais mourir d'une maladie inconnue me disait tu as une vie merveilleuse, tu n'as pas le droit de te plaindre. Je me rendais compte que j'étais fragile. Un petit être fragile et sans défense. J'en fais un peu trop?

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22 juillet 2006

leur peau.

Autrefois, je disais à mes amis "je ne veux pas ta peau", et ils étaient contents, que je dise cela, ils étaient fiers, ils devaient même dire quelque chose du genre "heureusement", mais moi je les plaignais encore plus, parce qu'en disant cela, je pensais je ne veux même pas ta peau.En fait, d'eux, je ne voulais rien.  A postériori, maintenant, je peux dire que finalement d'eux je n'ai plus rien, quelques vagues souvenirs, les paroles de la première chanson que j'ai écrite pour notre groupe de rock, des éclats de rire qui restent imprimés, pas de larmes, même si je pense qu'il y en a eu, forcément. Il y en a eu, puisque G. est morte. Mais je n'avais pas pleuré, à cette époque-là je ne pleurais pas, je ne savais pas le faire. J'ai dû apprendre à le faire quelques années plus tard, et je m'en souviens, là a première fois ça avait été extraordinaire, un soulagement à la fois que l'expression d'une souffrance intense. Alors il n'y a peut-être pas eu de larmes, finalement, à cette époque-là. Il  y avait des champs de blé ou de maîs, de grands champs, avec des bottes de foin sur lesquelles on pouvait se jeter, ou s'allonger, et du silence. Du soleil. Enfin c'est loin tout ça. Maintenant je m'enuyerais, dans les bottes de foin, je ne pourrais plus séduire le fils du dentiste, le plus beau garçon du coin. Il n'y a rien ni personne qui me relie à cette époque-là, j'ai réussi à couper les ponts, larguer les amarres, et dans le fond je ne sais pas très bien où je vais échouer, mais dans le fond, je m'en fiche.

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19 juillet 2006

Les choses de leurs vies.

Parfois il y a des choses qui me rappellent que je ne devrais jamais me plaindre, que ma vie à moi est belle, pleine d'espoirs et de rêves, que le temps finalement ne me presse pas tant, que je ne sais même pas combien il m'en reste, du temps, et que de ne pas le savoir, c'est comme si j'avais l'éternité devant moi. Parfois je me laisse toucher par des destins troubles, des vies bancales, et je me souviens que non, définitivement, je ne peux pas me plaindre de ne pas dormir tôt toutes les nuits comme je le voudrais ou de ne pas trouver l'amour, ce n'est pas vrai, tout cela, c'est juste des mouvements d'humeur, des chialleries de gamin presque mal placées, presque déplacées. Replaçons les choses dans leur contexte, comme ils disent, replaçons la guerre dans le monde, comme le dit Bonnie, si il y a la guerre là-bas, il y a la guerre partout, et puis si des gens meurent là-bas, ici aussi il en est qui meure. C'est ça, c'est la mort chez les gens qui me rappellent que moi j'ai un peu plus de vie qu'eux, en moi, et que c'est comme un cadeau, cette vie, ce slalom adolescent stupide entre les cadavres, tout ça, non, vraiment, maintenant je ne peux plus. De quel droit je pourrais m'amuser à niquer le cadeau que la vie me fait en ne me mettant pas d'ultimatum, en me laissant le doute, ce doute agréable de se demander si un jour on deviendra un de ces vieux pépés puant qui font chier tout le monde dans les bus Parisiens. Merci pour le cadeau, merci la vie de me laisser voir d'autre chose, de me laisser être touché et me rappeler que définitivement je suis privilégié par le hasard, par plein de choses, ou par rien, c'est juste le hasard, mais aujourd'hui je veux de la vie encore, en bouteille compressée, en injection, en comprimé, en bouche-à-bouche, en toutes les formes possibles. Je suis juste en vie.

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14 juillet 2006

L'amour et la mer.

Parfois je voudrais partir, loin, au bord de la mer, pas la mer féstive, la mer de vacances, la mer des moustiques et des coups de soleil, non, la mer triste, la mer grise au ciel bleue, la mer profonde que l'on caresse avec des caméras en racontant des histoires d'amour. Il ne peut pas y avoir d'autre raison de filmer que de filmer l'amour. L'amour et la mer. A Patricio je disais qu'amor et la mort était très proche, par l'orthographe, et finalement aussi au niveau du sens. Je lui ai dit aussi que la Littérature Française du 17è siècle parle de l'amour comme de la petite mort. Ma mère a moi elle m'a oublié, pour la première fois, et c'est étrange de sentir ce sentiment d'abandon. Je ne la filme jamais, je préfère filmer les mers d'Amérique Latine, alors sans doute c'est de ma faute. Ce n'est pas très grave, ce n'est jamais très grave, elle ne m'oublie pas définitivement, tout ça je sais. Je ne ferais pas ce rêve romantique que l'on dispèrse mes cendres à la mer. Moi je voulais juste que Victor m'aime. Je le sais parce que chaque fois que je le vois, je sens une émotion violente m'envahir doucement, et c'est bon comme la douleur, cette émotion qui m'envahit, et je sens chez lui la même émotion. Il peut bien faire comme si non, il sait mieux faire ça que moi. Il sait mieux que moi me reprocher de ne lui parler que de moi, moi je ne saurais pas lui reprocher de ne jamais parler de lui. Il sait mieux que moi survivre à l'amour. A la mort. Moi plus je vieillis, plus je me sens sensible aux émotions. Je les sens chez les autres, je les sens chez moi. L'autre soir, je parlais en regardant sa bouche que j'ai regardé pendant un an, à N., et nos yeux s'évitaient, et surveillaient ceux de l'autre en même temps, on se disait toute notre émotion en deux minutes dans une soirée avec plein de monde et de la musique trop forte et de la fumée partout, et personne n'a rien vu, mais lui et moi, pendant deux minutes, on était seul au monde, l'un face à l'autre. Je ne suis plus qu'une machine à émotions, Patricio m'appelle pour mes 28 ans, me parle longtemps, rit au téléphone, me fait sourire, quand je raccroche, je décroche et je me mets à chialer de gros sanglots déchirants tout seul dans l'appartement tellement rangé que je ne le reconnais plus et que j'aie l'envie violente de tout foutre en l'air qui me vient comme seule alternative. Je ne sais pas faire semblant, moi, j'ai besoin de faire sortir de moi ce que je ressens surtout quand, comme ces derniers temps, ça devient tellement violent. Bonnie qui me veille s'inquiète parfois, elle sent bien que je m'apaise, elle sent bien aussi que je suis devenu presque tellement fragile. Les autres ils diront que vieillir c'est aussi apprendre à gérer ses émotions, moi plus je vieillis, plus je les laisse s'exprimer. Parfois je me dis que sur ma tombe il faudra juste écrire "je voulais qu'on m'aime". Pas mon nom, pas mes dates de naissance et de mort, ça détourne les visiteurs, ça leur donne envie de calculer, ou pire, de comparer avec leur propre durée de vie. Tu disperseras mes cendres dans les mers d'Amérique Latine, Bonnie? Dire que je voulais juste qu'on m'aime, je le fais assez un peu partout.

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12 juillet 2006

souvenir-souvenir?

Hitler

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11 juillet 2006

L'affront.

corpsIls se mettent nus. Ils le font. Ils auraient pu ne pas. Ils vont bientôt s'affronter, parce qu'ils doivent, pour la caméra, pour l'art, pour la beauté du geste, en fait, deux personnes en face à face, c'est forcément un affront, AmorAmor me le disait quand on tournait Habitacion 1408, Buenos Aires 2006: dans le geste on se rapproche, dans les dialogues on s'affronte. L'amour c'est aussi un affront, comment filmer l'amour sans filmer l'affront? Lui, il attendait le moment depuis un moment, Elle, elle redoutait ce moment, il fallait la voir parler d'autre chose, lancer mille sujets, écrire sur les murs, tout tant que ce n'était pas ça, et lui, il menaçait, il disait je suis fatigué, ou encore je dois me lever tôt, puis finalement, il avouait que c'était un mensonge, il disait je voudrais me lever tôt. Il l'a laissait écrire sur les murs, dans le fond il savait qu'elle préférait retarder, cette façon timide et insidieuse était même séduisante pour lui, il était touché, il ne pensait plus à taper du pied par terre comme il le fait tout le temps en le cachant à peine. Le réalisateur, lui, il était en retrait, il ne disait rien, il rentrait dans le jeu de l'une ou de l'autre, il était déjà dans son film, il voyait déjà la scène, il pensait déjà qu'il ferait peut-être froid, que penser au confort de ses acteurs c'est aussi important que penser au confort de ses personnages, les acteurs pour lui était déjà des personnages, ses personnages, et probablement, il regrettait même de ne pas filmer ça, ce moment juste avant où tout se joue, ou les acteurs peu à peu deviennent les personnages, même malgré eux, parce qu'ils se sont engagés, qu'ils ne pourraient plus reculer. La scène se jouait déjà, entre elle et lui, elle était déjà dans son rôle, quand elle traînait des pieds, lui il paradait déjà, fort de son pouvoir d'homme qui va posséder une belle femme. L'affront est sans doute là. Déjà. 

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10 juillet 2006

Mon coeur Argentin.

IMG_0003C'était très bien, tout était très bien, c'était magique, presque déroutant, c'était Buenos Aires en hiver, c'était l'amour en bannière, je lui ai parlé des deux films que j'avais écris, et un seul a surtout retenu son attention ("habitacion 1408, Buenos Aires 2006"), on a décidé de le filmer, il était magnifique quand il s'emballait, qu'il me disait faisons ça, disons ça, dans le film, il faut mettre ça comme image, parler de ça sur la bande annonce, on filmait puis on s'asseyait sur le bord du lit, il disait c'est la salle de régisseur, on regardait ce que l'on venait de tourner, on tournait d'autres prises éventuellement, mais pas tellement, IMG_0001on était parfaits à la première prise, on jouait le jeu, il avait compris que c'était important pour moi ce film, je pensais qu'au générique je dirais que c'était un film de lui et de moi, et c'était fou de réussir ce rêve-là, de faire un film, au moins une fois, de graver sur une bande notre histoire, notre amour, la douleur que l'on ressentait lors de la séparation, le bonheur aussi qui nous accompagnait, juste là, au niveau de la poitrine, que l'on sentait battre fort quand on pensait à l'autre. Je lui ai parlé du mépris de Godard, et de Caldéron de la Barca. Il m'a parlé de partir ensemble à Londres. Je lui ai parlé d'aller voir la Tour Eiffel en vespa en pleine nuit, juste lui et moi, dans le vent, ses bras autour de moi. Ce serait une belle image de film, un poco cliché, claro. Et demain je monte les images, et demain je pleure en le revoyant, en nous voyant rire et sauter dans le lit, je le vois dans la douche, avec les cheveux plein de shampooing, je le reverrai aussi se recoiffer avant chaque scène, et lui dire tu es égocentrico, carino, je le reverrai me dire faisons ça, bébé, disons ça... Et ce film est notre film, et cette histoire est notre histoire, et cet amour est notre amour. Mon coeur appartient à l'Argentine, et c'est dur de rentrer sans ça, sans dans la poitrine qui bat un rythme fort mon coeur, sans sur mon visage un sourire un peu niais du bonheur. Il a pleuré, il sanglotait, et je lui disais no, no llora, sea feliz como yo lo soy, et quand il s'est arrêté, c'est moi qui ait pleuré, des sanglots étouffés contre sa poitrine. Se peut-il que l'amour m'échappe.

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09 juillet 2006

¡La vida es un sueño!

tequieroNo quiero abrir los ojos, no voy a abrir los ojos, no voy a darme cuenta que sólo es un sueño, no haré nada que decide el sueño, nada que impide mi corazón pegar muy en mi pecho cuando te veo, no haré nada, me oye, nada que se me aleja ti como los aviones en el cielo. Vi el cielo de Argentina llorar, te juro, cuando he ido, el cielo que era al sol y a la felicidad transferir a la tormenta y llorar mi dolor. Mí también soy feliz, y si lloro, es porque soy feliz, que no sé bien muy ni porqué ni hasta cuando, me fijo, soy feliz porque te quiero, y que eso podría bien detenerse mañana, olvidaré nunca ese amor, esa sonrisa, esa voz. No haré nada que decide el sueño. Mi vida es un sueño, mi amor, no se olvida.

 

Posté par Mike Nietomertz à 14:18 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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